Chronologie

1899

Anita Caracotchian est née le 17 mai 1899, à Ermont en Seine-et-Oise.
D’origine arménienne, fortunée, sa famille avait le goût de la nature, des livres et des voyages. Anita ne suit pas d’étude. Elle sera élevée à la lumière d’une culture humaniste que lui enseigneront des précepteurs attentifs. Très vite, Anita se partage entre deux passions, la mer et les livres.


1917

Anita prend ses premières photographies sur les côtes atlantiques françaises.

1920-1925

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Anita se partage entre les embarquements, le monde des pêcheurs et les salons parisiens.
La presse remarque un jeune poète relieur d’art : Anita Cara. Ces années révèleront le relieur d’art. La qualité de son travail lui confère la célébrité. Elle accumule les prix à Paris, Londres, Bruxelles et New York.



1927-1932

Anita Caracotchian épouse Marcel Conti, attaché d’ambassade. Elle parcourt les mers, publie des reportages et se distingue toujours par ses travaux de relieur.


1935

Remarquée pour ses articles dans plusieurs journaux, Anita est engagée par le directeur de l’Office Scientifique et Technique des Pêches Maritimes (O.S.T.P.M., ancêtre d’I.F.R.E.M.E.R.). Elle contribue au lancement du premier navire océanographique français le Président Théodore Tissier.


1939-1940

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Anita embarque sur le chalutier à vapeur Vikings, pour une campagne morutière en mers de Barents et du Spitzberg. Durant cent jours de mer, elle partage la vie d'un équipage de cinquante hommes.

L’Europe est en guerre, Anita rejoint sa famille à Paris. De novembre 1939 à janvier 1940, elle embarque sur les dragueurs de mines en Manche et en mer du Nord. Première femme à bord des navires de la Royale, elle prend une part active aux opérations de déminage à Dunkerque.



1941 à 1946

Missonnée par l'OSTPM, Anita part en Afrique et chalute dans les mers chaudes pour ravitailler les populations et l'armée française.
Afrique ! Au cours de ces mois, Anita constate que les ressources maritimes ouest-africaines sont négligées et mal exploitées. En 1943, le gouvernement d’Alger lui confie la mission d’étudier les pêches traditionnelles et de perfectionner leur développement dans le but d’améliorer le régime alimentaire des populations locales. Elle prospecte des milliers de côtes, de marigots et d’estuaires. Elle traque les poissons-scies, les requins, les "Géants des mers chaudes" ; ces "bêtes sorcières" recèlent des valeurs nutritives qu'il faut analyser. "Leur chair est excellente si on la fume, leur foie est aussi riche que celui de la morue...", précise t'elle. D'où l'idée, en 1946, de créer une pêcherie de requins en Guinée, à Conakry.



1947-1952

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Le nouveau gouverneur de Dakar ne reconduit pas la mission d’Anita. Soutenue par quelques relations, elle crée avec sa cousine Pâquerette de Quénétain les Pêcheries d’Outre-Mer. Jacques-Yves Cousteau soutient le projet. Mais, très vite, les contradictions apparaissent. Les problèmes s’additionnent. Anita rentre en France.
Destination Le Grand Nord. Le 15 juillet 1952, le chalutier saleur Bois Rosé sort du port de Fécamp avec à son bord 500 000 litres de gasoil, 750 000 kilos de sel, soixante hommes d’équipage et… Anita Conti et ses quarante chemisiers. A 53 ans, une nouvelle passe de bonheur.



1953

Racleurs d’océans, récit de la campagne de pêche à bord du Bois Rosé, sort en librairie fin 1953. Quelques mois plus tard, en 1954, ce premier livre est couronné par le prix des Vikings. Elle réalise un film qui retrace cette campagne morutière.


1954-1956

Elle participe à un grand nombre de conférences où elle témoigne du rude travail des Terre-Neuvas.


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